Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

amnesty international - Page 45

  • France: urgence dans la lutte contre les violences faites aux femmes

    Communiqué d'Amnesty International

    Pour cette nouvelle journée internationale de la femme, et à l’approche des élections présidentielle et législatives, Amnesty International réitère ses recommandations adressées aux candidats appelant à renforcer la lutte contre les violences faites aux femmes en France.
    En France, selon des chiffres officiels, une femme sur 10 est victime de violences conjugales et une femme meurt tous les 2,5 jours sous les coups de son conjoint ou concubin. Une meilleure coordination des moyens nécessaires à la lutte contre ces violences, un financement adéquat et le renforcement de la formation de tous les acteurs sont donc indispensables.

    Lutte contre les violences au sein du couple, les mariages forcés et les mutilations sexuelles féminines. Le renforcement des mesures doit être effectif.

    Le plan interministériel de lutte contre les violences faites aux femmes 2011-2013 a été publiévcf_france250366_0.gif en avril 2011 mais il ne prévoit aucune mesure concrète concernant les questions d’accueil et de prise en charge des victimes et il n’offre qu’une faible visibilité sur le calendrier des actions à entreprendre. En outre, l’effectivité des mesures annoncées dépendra largement du budget réellement alloué.

    Deux rapports que le gouvernement devait remettre au parlement pour décembre 2010 et juin 2011 ne le sont toujours pas : l’un porte sur l’opportunité de créer un observatoire national des violences faites aux femmes et l’autre sur la formation de l’ensemble des acteurs concernés. Pourtant, ces rapports portent sur des points essentiels pour améliorer la lutte contre ces violences.

    Dans son appel lancé fin janvier 2012, Amnesty International France demande aux candidats de s’engager à :"Mettre en place un dispositif d’accueil et de prise en charge des femmes victimes de violences, notamment dans les commissariats, unités de gendarmerie et services médicaux, et renforcer la formation de tous les acteurs concernés".

  • Syrie : le nombre de morts augmente à mesure que les bombardements de zones civiles se multiplient à Homs

    Extraits de l'article d'Amnesty International du 17 février


    Selon des informations obtenues par Amnesty International, au moins 377 civils ont été tués à Homs ces derniers jours après que les forces de sécurité syriennes aient intensifié le pilonnage de quartiers civils dans la ville assiégée.Certaines informations ont également fait état de la mise en place d’un dispositif militaire de grande envergure dans la ville d’Hama, à 50 kilomètres au nord, mercredi 15 février. 

    Homs, ville assiégée

    Depuis le 3 février, les forces de sécurité syriennes ont pilonné plusieurs zones à Homs et aux123096_vignette_syrie1.JPG alentours, dans le but, affirment-elles, d’éradiquer les groupes de résistance armée qui y sont établis.

    Les personnes tuées depuis le début de l’assaut visant Homs incluent 29 mineurs ; des centaines d'autres habitants ont été blessés. La nourriture ne parvient à la population qu’en quantité limitée et les blessés ne reçoivent pas de soins adaptés.

    Il a été indiqué à Amnesty International que comme avec d’autres villes à travers la Syrie, les autorités ont limité les livraisons de carburant, peut-être dans le but de sanctionner la population.

    Les soldats faisant défection sont de plus en plus nombreux à rejoindre l’Armée syrienne libre et d’autres groupes armés d’opposition, qui exerceraient un contrôle plus étendu sur al Rastan et d’autres zones. Des affrontements éclatent sporadiquement entre ces forces et les troupes syriennes qui encerclent Homs.

    Dans d’autres zones de la ville, telles qu’al Inshaaat, l’armée a pris possession de logements vacants, qui servent de dortoirs pour les soldats, ainsi que de postes de tir pour des tireurs embusqués.

    La situation humanitaire dans les bastions de l’opposition de la ville – notamment Bab Amr et al Khaldieh – serait terrible.

     

  • Etats-Unis : Christi Cheramie enfant emprisonnée à vie pour échapper à la peine de mort



    Communiqué d'Amnesty International (Extraits, pour lire tout l'article, cliquer sur le lien précédent)

     

    La Convention des Nations unies relative aux droits de l'enfant, qui est entrée en vigueur il y a plus de vingt ans, interdit expressément les peines d’emprisonnement à perpétuité sans possibilité de libération pour les infractions – quelle que soit leur gravité – commises par des personnes âgées de moins de 18 ans.
    Tous les pays, à l’exception des États-Unis et de la Somalie, ont ratifié cette Convention.

     

    Christi_Cheramie800509.jpgEn 1994, Christi Lynn Cheramie, âgée de 16 ans, est condamnée, à l’emprisonnement à vie sans possibilité de libération conditionnelle, pour avoir plaidé coupable dans le meurtre de Mildred Turnage, grande tante de Gene Mayeux, son fiancé à l’époque. Aujourd’hui âgée de 33 ans, elle nie avoir commis le meurtre, assurant avoir plaidé coupable afin d’échapper à la peine de mort. Le fait d’avoir plaidé coupable l’empêche de faire appel directement de la déclaration de culpabilité ou de sa peine.

     

     

    Soutenez la demande de grâce de Christi Cheramie

  • Corée du Nord : fermez les camps de prisonniers politiques maintenant

    Appel d'Amnesty International

     

    Environ 200 000 hommes, femmes et enfants vivent enfermés dans l’un des six camps pour prisonniers politiques de Corée du Nord. Les autorités nient leur existence, ainsi que leurs droits : torture, malnutrition, travail forcé y sont la norme.


    L’histoire du camp de Yodok, l’un des six camps de prisonniers politiques recensés en Corée du Nord

    prisonniers-Cor%C3%A9e-du-Nord2-300x202.jpgLe ressortissant nord-coréen Oh Kil-man a demandé l’asile politique au Danemark en 1986. Pour le punir, sa femme et ses deux filles sont envoyées à Yodok en 1987. Il reçoit des lettres de leur part en 1988 et 1989, des photos en 1991. Il est le seul à avoir jamais reçu ce type d’information de la part de prisonniers de camps. À la suite de leur transfert dans la zone de contrôle total de Yodok, Oh Kil-man n’a plus jamais reçu d’informations à leur sujet.

    Environ 50 000 hommes, femmes et enfants sont actuellement05dossier_coree_03-a2196-d2400.jpg détenus sans jugement ou à la suite de procès iniques dans le camp de Yodok, l’un des six camps pour prisonniers politiques du pays. Les prisonniers sont torturés et forcés à travailler dans des conditions dangereuses. Manque de nourriture, passages à tabac, soins médicaux inappropriés et conditions de vie insalubres sont à l’origine de nombreux décès en détention. Des exécutions y ont lieu.

    Le gouvernement nord-coréen nie leur existence pourtant avérée par des photos satellite et des témoignages recueillis par Amnesty International. Parmi les prisonniers, il y a des personnes critiquant la famille dirigeante, ou s’adonnant à des activités "antigouvernementales", comme regarder des émissions télévisées sud-coréennes.

    Des proches de personnes soupçonnées d’infractions sont envoyés à Yodok, selon le principe de la "culpabilité par association". Tous les camps possèdent des zones de contrôle total, d’où les prisonniers ne sont jamais libérés sauf exceptions. Les enfants qui y naissent y sont emprisonnés à vie.

     

    Corée du Nord : fermeture immédiate des camps de prisonniers politiques

    Signez la pétition en ligne en cliquant sur ce lien

  • The Lady

    Amnesty International France soutient "The Lady", film de Luc Besson sur la vie d’Aung San Suu Kyi, son hommage vibrant à "une défenseure des droits humains" emblématique et aux dissidents birmans engagés à ses côtés. Sortie en salles le 30 novembre 2011.

    affiche_thelady.jpgAmnesty International France soutient "The Lady", film de Luc Besson sur la vie d’Aung San Suu Kyi, son hommage vibrant à "une défenseure des droits humains" emblématique et aux dissidents birmans engagés à ses côtés. Sortie en salles le 30 novembre 2011.

    Le courage, la droiture et l’abnégation font de Aung San Suu Kyi l’une des figures les plus emblématiques du combat courageux mené par des milliers de défenseurs des droits humains au Myanmar et dans le monde sont l’objet de ce film long métrage qui sortira en salle le 30 novembre.

    Depuis 1988, Amnesty International (AI) n’a cessé de soutenir l’engagement pour la liberté d’expression et le respect des droits humains de Aung San Suu Kyi et n’a cessé de demander sa libération pendant les 15 années que celle-ci a passé en assignation à résidence.
    Il faut que le gouvernement du Myanmar libère tous les prisonniers d'opinion dès maintenant Signez

    AI lui a attribué le prix d'"ambassadrice de conscience", la plus prestigieuse récompense attribuée par l’organisation, lors du concert de U2, le 28 juillet 2009. Un soutien de longue date pour lequel Aung San Suu Kyi a remercié AI dans un message vidéo en août 2011 : "Je pense qu’Amnesty International, sans doute plus que toute autre organisation dans le monde, a suscité une prise de conscience des droits humains. […] En Birmanie, le soutien d’Amnesty International a été d’une aide considérable."

  • Violences faites aux femmes en France : Amnesty International poursuit l'action

    En 2010, 146 femmes sont décédées, victimes de leur compagnon ou ex-compagnon, selon l’étude nationale sur les morts violentes au sein du couple réalisée par la Délégation aux victimes du ministère de l’Intérieur. Assassinats, meurtres, coups et blessures volontaires suivis de mort ; en France, une femme meurt tous les deux jours et demi. Bien que les violences au sein du couple soient commises dans la sphère privée, ce sont des violations des droits humains et elles concernent donc l’Etat.

    vcf_france250366.gifDans son rapport public de février 2010 "Lutte contre les violences faites aux femmes. La France doit mieux faire" (à télécharger en bas de cette page), Amnesty International France (AIF) a pointé les dysfonctionnements de la lutte contre ces violences.

    En février 2011, AIF a adressé le "Manifeste pour les droits humains – constats et perspectives 2011-2012" aux autorités françaises. Ce document souligne les avancées réalisées depuis quatre ans et met en avant les progrès qui restent à accomplir pour assurer une meilleure prise en compte des droits humains en France notamment dans le domaine des violences faites aux femmes.

    Le nouveau plan interministériel de lutte contre les violences faites aux femmes 2011-2013 prévoit plusieurs mesures pour lutter contre les violences au sein du couple et plusieurs actions du plan recoupent certaines de nos recommandations.

     

    Début novembre 2011, AIF a adressé des courriers aux divers ministères concernés pour obtenir des précisions sur la mise en œuvre effective de ce plan .

    Pour renforcer et améliorer la lutte contre les violences faites aux femmes en France, AIF demande :

    • la mise en place d’une réelle coordination interministérielle entre les différents acteurs
    • le renforcement de la formation de tous les acteurs concernés par la lutte contre les violences faites aux femmes
    • la mise en place systématique d’un dispositif d’accueil et de prise en charge des victimes dans les commissariats, les unités de gendarmerie et les services médicaux ;
    • un déploiement des moyens financiers indispensables à la réalisation du plan interministériel de lutte contre les violences faites aux femmes 2011-2013 et à la mise en œuvre de la loi du 9 juillet 2010 relative aux violences faites spécifiquement aux femmes, aux violences au sein des couples et aux incidences de ces dernières sur les enfants.
  • Syrie : les patients et le personnel soignant des hôpitaux sont pris pour cibles


    Le gouvernement syrien a transformé les hôpitaux en instruments de répression alors qu’il met tout en œuvre pour écraser l’opposition, écrit Amnesty International dans un nouveau rapport publié lundi 24 octobre.



    Intitulé Health Crisis: Syrian Government Targets the Wounded and Health Workers, ce document d'Amnesty International de 39 pages dénonce le fait que des patients soignés dans au moins quatre hôpitaux publics ont été soumis à des actes de torture et autres mauvais traitements, y compris de la part de professionnels de la santé.

    Les personnels hospitaliers soupçonnés de soigner les manifestants et autres personnes blessées dans le cadre des troubles ont eux-mêmes été confrontés aux arrestations et à la torture.

    « Nous sommes extrêmement préoccupés par le fait que les autorités syriennes auraient donné carte 144965.jpgblanche aux forces de sécurité dans les hôpitaux, et que dans bien des cas le personnel hospitalier aurait infligé des actes de torture et des mauvais traitements aux personnes même dont ils sont censés s’occuper, a indiqué Cilina Nasser, chercheuse sur l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient à Amnesty International.

     

    Des patients aggressés

     

    « Étant donné l’ampleur et la gravité des blessures dont souffrent bien des Syriens à travers le pays, il est inquiétant de constater que beaucoup pensent qu'il est plus sûr de ne pas se faire soigner que de se rendre dans des centres médicaux adaptés. »

    D’après les informations recueillies par Amnesty International, des patients ont été agressés par des médecins, des professionnels de santé et des agents de sécurité dans les hôpitaux nationaux de Banias, Homs et Tell Kalakh, et dans l’hôpital militaire de Homs.

    Un médecin de l’hôpital militaire de Homs a raconté à Amnesty International qu’il avait vu quatre médecins et plus de 20 infirmières infliger des violences à des patients.

    Ahmed a été amené inconscient à l’hôpital national de Tell Kalakh le 22 août, après avoir été frappé par des membres des forces de sécurité. Un témoin l’a vu dans la salle des urgences :

    « Il était entouré par sept ou huit agents de sécurité, dont certains armés de fusils, et par des infirmières en blouse blanche. Il a ouvert les yeux et a dit : " Où suis-je ? " Tout à coup, ils se sont rués sur lui et ont commencé à le rouer de coups. »

    En outre, certains patients ont été arrêtés dans les hôpitaux. Le 7 septembre, des membres des forces de sécurité qui recherchaient un opposant au gouvernement, commandant sur le terrain présumé, ont fait une descente dans l’hôpital al Birr wa al Khadamat à Homs. Ne le trouvant pas, ils ont emmené 18 blessés.

    Un professionnel de la santé présent au moment du raid a raconté à Amnesty International qu'il avait vu au moins un patient inconscient se faire enlever son respirateur artificiel avant d’être emmené.

    Ayant peur de se rendre dans un hôpital du gouvernement, de nombreux Syriens choisissent de se faire soigner soit dans des cliniques privées, soit dans des hôpitaux de campagne de fortune, sous-équipés.

    Des médecins de l’hôpital national de Homs ont expliqué que le nombre d’admissions pour blessures par balles avait sensiblement chuté depuis le mois de mai, lors même que le nombre de victimes et de blessés ne cesse d’augmenter dans les rues.

    En Syrie, la Banque centrale du sang est seule habilitée à fournir du sang. Elle est sous contrôle du ministère de la Défense, ce qui plonge les cliniques privées dans un cruel dilemme. Un médecin qui travaillait dans une clinique privée de Homs a expliqué à Amnesty International :

    « Nous étions confrontés à un dilemme à chaque fois qu’un patient blessé par balle arrivait et avait besoin d’une transfusion de toute urgence : si nous envoyions une demande à la Banque centrale du sang, les services de sécurité apprendraient où il se trouvait et il courrait le risque d’être arrêté et torturé, voire de mourir en détention. »


    Des médecins menacés


    Les travailleurs médicaux sont eux-mêmes pris pour cibles par les forces de sécurité, certains parce qu’ils soignent les blessés, d’autres parce qu’ils sont soupçonnés d’avoir participé à des manifestations ou d’avoir filmé les manifestants.

    Le 7 août, une vingtaine de soldats et de membres des forces de sécurité ont attaqué un hôpital gouvernemental dans le gouvernorat de Homs et arrêté sept membres du personnel. L’un d’entre eux a décrit à Amnesty International leur interrogatoire, au cours duquel certains de ses collègues ont été passés à tabac :

    « La personne chargée de l’interrogatoire a demandé : " Tu veux être torturé ou tu veux parler ? " Il m’a accusé ainsi que mes collègues de soigner les blessés sans en avertir les autorités et m’a demandé les noms des blessés. »

    gal_4435.jpgAmnesty International a invité les autorités syriennes à donner des instructions précises et claires à tous les hôpitaux, qui doivent accueillir et soigner tous les blessés sans délai, et accorder la priorité à l’intérêt des patients avant toute autre préoccupation.

    « Les professionnels de la santé syriens se retrouvent dans une situation impossible, contraints de choisir entre soigner les blessés et préserver leur propre sécurité, a déploré Cilina Nasser.

    « Les autorités syriennes doivent entendre raison et prendre de toute urgence les mesures qui s’imposent afin que tous les patients bénéficient de soins, sans discrimination fondée sur leurs affiliations ou activités politiques présumées.

    « Toute personne, qu'il s'agisse d'un membre du personnel de santé ou d’un membre des forces de sécurité, soupçonnée d’avoir retardé, entravé ou interféré dans le travail des professionnels de santé prodiguant des soins aux blessés, doit être tenue de rendre des comptes. »